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Interview : Les Interviews Littéraires du Colibri Rouge
1. Pouvez-vous nous parler de votre dernier ouvrage ?
Mon roman s'intitule « L'ombre du rêveur ». Ce dernier s'inscrit dans la trame de thrillers psychologiques à l'ambiance angoissante. Voguant dans les eaux agitées de la thématique du harcèlement scolaire, la question sur la perception de la réalité y hante le lecteur. Je ne prétends pas chercher à transmettre un message. Je suis passionné par la puissance des mots, par leur incroyable capacité à ouvrir le débat, choquer, inspirer ou remettre en question.
2. Comment décririez-vous votre processus d'écriture ?
À l'origine, je n'ai aucune formation spécifique. J'ai commencé à écrire très jeune, dès l'âge de 12 ans. Mon processus d'écriture reste essentiellement le même. Je le qualifierais d'impulsif. Une idée surgit et je cherche alors à lui donner du sens. Généralement, je visualise l'histoire dans mon esprit comme un film, avant de la coucher sur le papier.
3. Quelle est la partie la plus difficile de l'écriture pour vous ?
Ma plus grande difficulté réside dans la structuration de mes idées. Parfois, mon imagination s'emballe et il peut m'être difficile d'organiser correctement mon élan créatif. Pour y parvenir, j'imagine chaque idée comme une pièce de puzzle qu'il faut placer au bon endroit.
4. Quel(s) auteur(s) vous ont le plus influencé ?
Les auteurs qui m'ont le plus influencé sont Thomas Harris, avec Hannibal, et Stephen King dans son ensemble. Dans Hannibal, c'est l'écriture brute qui m'a particulièrement marqué. Pour Stephen King, c'est son talent exceptionnel pour aborder des sujets variés tout en explorant leur dimension sombre.
5. Quel conseil donneriez-vous aux écrivains en herbe ?
Je dirais : persévérez et donnez-vous les moyens. J'ai trop longtemps attendu le « bon moment » et me suis trop comparé aux autres. Si un projet vous anime, il ne tient qu'à vous de lui donner sa chance. Et si vous échouez, recommencez : chaque obstacle est une leçon. Mais surtout : restez vous-même.
6. L'anecdote la plus amusante de votre parcours ?
À l'origine, « L'Ombre du Rêveur » était très différent : il s'apparentait à une trame classique sur un jeune harcelé à l'école. Quand je l'ai terminé, j'ai dit à mon père : « Je l'ai fini, mais tout le monde connaît cette histoire, elle n'aura aucun impact. » Il m'a alors répondu : « Alors pourquoi ne fais-tu pas quelque chose de complètement différent pour changer ? » C'est exactement cet argument qui a éveillé l'intérêt de mon éditeur.
7. Votre citation préférée sur l'écriture ?
Ma citation préférée vient de Stephen King : « Les monstres sont réels, les fantômes aussi. Ils vivent en nous, et parfois, ils gagnent. » Elle résonne avec moi parce qu'elle dit l'essentiel : l'horreur n'est pas un masque qu'on pose sur le réel, elle en est la faille.
Source : Interview réalisée par Naomi Titov pour Le Colibri Rouge — Collectif éditorial
Date de publication : 09 décembre 2025